A unique "revue" for a unique place (français, anglais)

DARGAUD & JAEGLE

L'art séculaire du fût

Aux confins du Beaujolais et du Mâconnais, le tonnelier Dargaud & Jaeglé célèbre cette année à la fois son centenaire et l’arrivée aux manettes d’une nouvelle génération. L’entreprise familiale poursuit sa route entre tradition et innovation au service de l’éclat des vins de la région comme de ceux du bout du monde.

De l'art de la tonnellerie

Les Gaulois n’ont pas résisté à l’envahisseur romain mais ils ont fini par lui imposer l’usage du tonneau dans l’industrie viticole antique ! Héritier de ce savoir-faire ancestral, la maison Dargaud & Jaeglé s’est fait une place de choix dans le paysage de la tonnellerie française.

Si le COVID a quelque peu retardé les célébrations du centième anniversaire de l’entreprise, Jean-Marcel Jaeglé et son épouse Chantal n’ont pas l’intention de faire l’impasse sur cette date historique. Il se peut aussi que le filleul du fondateur y associe son pot de départ en retraite. Dans quelques mois en effet, Lauriane et Cédric Jaeglé, leurs deux enfants, prendront les commandes et perpétueront l’oeuvre de leurs grands-parents, Marcel et Lucie, dont le premier est entré en 1931 comme apprenti auprès de son mentor, Marcel Dargaud, le fondateur de l’entreprise, avant d’en prendre les rênes 40 ans plus tard. Une belle histoire mais qui ne fut pas un long fleuve tranquille car la tonnellerie a connu, si ce n’est des heures sombres, au moins délicates.

 

Dans les années 70, les grands domaines historiques du Bordelais et de la Bourgogne sont restés fidèles à l’élevage en fûts de chêne mais bon nombre de professionnels lui ont tourné le dos, lui préférant des matériaux moins nobles et moins coûteux (ciment, plastique, inox, etc.).

Parallélement, le fût a perdu sa vocation de moyen de transport du vin qu’il assumait jadis quand les cabaretiers achetaient le vin en pièces et mettaient eux-mêmes en bouteilles. Des années de vaches maigres durant lesquelles “le tonnelet nous a sauvés. Il y avait une très forte demande pour le Beaujolais Nouveau”, se souvient Jean-Marcel Jaeglé.

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